Les régimes publics

À la retraite, vous pourrez compter sur le programme fédéral de la Sécurité de la vieillesse (SV) et le Régime de rentes du Québec (si vous y avez cotisé) pour couvrir une partie de votre revenu de retraite.

Le Régime de rentes du Québec

Le programme fédéral de la Sécurité de la vieillesse

Les régimes d’épargne-retraite offerts par l’employeur

Les régimes d’épargne-retraite offerts par l’employeur procurent au travailleur un revenu qui complète celui des régimes publics. Il existe quatre types de régimes d’épargne-retraite offerts par les employeurs, et chacun a ses propres modalités. C’est pourquoi il est important de bien vous informer sur votre régime avant d’entreprendre votre planification financière de la retraite.

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Les épargnes personnelles

Vos épargnes personnelles sont tous les montants que vous mettez de côté dans un véhicule de placement en vue de la retraite et qui ne provient pas d’un RCR.

Il existe diverses façons pour placer votre argent qui comportent des avantages différents dépendant de votre situation financière.

REER

Qu’est-ce qu’un REER

Le régime enregistré d’épargne-retraite (REER) est un compte dans lequel les sommes investies croissent à l’abri de l’impôt. C’est pourquoi on dit que le REER procure des avantages fiscaux favorisant les investissements en vue de la retraite.

Il est possible d’y posséder différents types de placements : actions, obligations, certificats de placement garanti, etc.

Le montant que vous y investissez est déduit de votre revenu imposable net, ce qui vous permet de payer moins d’impôt pour l’année en cours. Toutefois, les sommes que vous en retirez s’ajoutent à votre revenu et sont assujetties à l’impôt.

Le REER vous permet donc de reporter le paiement de votre impôt à un moment où votre taux d’imposition devrait normalement être plus faible.

La cotisation maximale à un REER s’élève à 18 % du revenu gagné, jusqu’à concurrence de 25 370 $ en 2016 et de 26 010 $ en 2017 (moins, si vous cotisez à un RCR ou à un RVER).

Pour connaître le montant que vous pouvez cotiser à votre REER, consultez l’avis de cotisation que vous transmet annuellement l’Agence du revenu du Canada.

Les avantages du REER

  • Une réduction du revenu imposable (jusqu’à la limite permise par la loi);
  • La possibilité de cotiser à votre REER à l’aide de divers produits financiers : dépôts garantis, obligations d’épargne, parts de fonds communs de placement, actions des fonds de travailleurs, actions cotées à la Bourse, etc. ;
  • Une accumulation des revenus de placement à l’abri de l’impôt;
  • La possibilité d’utiliser l’argent du REER, sous certaines conditions, pour financer l’achat d’une première propriété (Régime d’accession à la propriété – RAP) ou un retour aux études (Régime d’encouragement à l’éducation permanente – REEP). Pour plus d’information sur le RAP et ses effets sur votre retraite, consultez le guide Vous achetez une première habitation? Sachez RAPer sans déraper!
  • La possibilité de le transformer en rente ou en fonds enregistré de revenu de retraite (FERR);
  • La possibilité de prévoir le partage du revenu à la retraite en cotisant au REER du conjoint. Avant d’y cotiser, consultez un spécialiste pour connaître les conséquences en cas de séparation si vous êtes conjoints de fait.

Pour en savoir plus

L’ABC du REER

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CELI

Disponible depuis le 1er janvier 2009, le compte d’épargne libre d’impôt (CELI) devient un des produits à privilégier pour se constituer une épargne en vue de la retraite. Généralement, les types de placements qui sont admissibles dans un CELI sont similaires à ceux qui le sont dans un REER.

Le CELI est un régime d’épargne qui permet aux adultes d’y déposer des sommes (épargnes ou placements comme des actions, des obligations, des certificats de placement garanti, etc.) à  l’abri de l’impôt. Il vous permet d’épargner pour toutes les raisons de votre choix (achat d’une maison, d’une auto, etc.).

Toute personne âgée d’’au moins 18 ans peut cotiser à un CELI, sans limite d’âge ni exigence d’’avoir gagné un revenu. Les droits non utilisés au cours d’une année sont s’accumulent et peuvent être utilisés à n’importe quel moment dans l’avenir.

Les plafonds annuels de cotisation à un CELI ont été les suivants :

  • De 2009 à 2012 : 5 000 $
  • De 2013 à 2014 : 5 500 $
  • Depuis En 2015 : 10 000 $
  • Depuis 2016 : 5  500  $

Pour un retrait, aucune somme (capital ou intérêts) n’est imposable et les montants retirés créent un nouveau droit disponible à compter de l’année suivante.

Finalement, la cotisation versée à un CELI n’est pas déductible d’impôt.

Les avantages du CELI

Les avantages fiscaux du CELI sont indéniables pour la retraite : comme aucun impôt ne s’applique lors des retraits, ceux-ci n’ont pas d’effet négatif dans les divers calculs de récupération liés aux programmes sociaux (par exemple, le Supplément de revenu garanti, la pension de la Sécurité de la vieillesse ou l’assurance-emploi).

Autre avantage : Les sommes accumulées dans le CELI avant la retraite peuvent aussi servir en cas d’urgence et que les montants ainsi retirés donnent droit à une nouvelle cotisation au CELI à compter de l’année suivante.

Pour en savoir plus

CELI et REER : une complémentarité qui sert les 25-45 ans

Les placements non enregistrés

Si vous avez pleinement cotisé à votre REER, rien ne vous empêche d’augmenter vos épargnes en vue de la retraite en effectuant des placements non enregistrés, qu’on appelle « hors REER » ou « hors CELI » dans le jargon.

La particularité de ces placements est que les revenus qu’ils génèrent sont imposables. Voici une façon de faire souvent utilisée :

  • mettre dans un REER tous les produits financiers qui génèrent des revenus d’intérêts;

  • déposer dans un compte hors REER ceux qui procurent des gains en capital.

En effet, aux fins de l’impôt, les revenus d’intérêts ne sont pas traités de la même façon que les dividendes et les gains en capital. Ainsi, l’impôt à payer sur les revenus d’intérêts est plus important que sur les revenus de dividendes et les gains en capital.

Dans votre REER ou votre CELI, des produits comme des actions cotées à la Bourse ou des parts de certains fonds communs de placement génèrent des revenus de dividendes ou des gains en capital. En conséquence, vous perdez le traitement de faveur que l’impôt leur accorde.

Un planificateur financier vous aidera à élaborer une stratégie d’investissement en tenant compte de tous ces facteurs.

Pour en savoir plus

Des obligations d’épargne et des obligations négociables

Nous vous invitons également à consulter notre chronique qui vous aidera à savoir s’il est préférable pour vous de cotiser à un REER ou à un CELI.