REER et CÉLI

Cotiser à un REER ou à un CELI?

21 janvier 2020

Plusieurs personnes croient que le REER est plus avantageux que le CELI parce qu’elles peuvent obtenir une réduction d’impôt lorsqu’elles y cotisent. La vérité est que l’investissement dans un REER et l’investissement dans un CELI sont 2 options équivalentes si votre taux d’imposition demeure constant.

Par ailleurs, le choix entre le REER et le CELI doit aussi tenir compte de l’incidence que les retraits auront, une fois que vous serez à la retraite, sur votre admissibilité aux programmes sociaux. Dans le langage professionnel, on appelle cette considération le TEMI (taux effectif marginal d’imposition implicite). N’hésitez pas à consulter un spécialiste au besoin pour savoir ce qui est plus avantageux pour vous.

Selon votre situation… une stratégie combinant les avantages du REER et du CELI peut s’avérer judicieuse. Informez-vous! Un truc éprouvé pour maximiser l’épargne : déposez votre menue monnaie dans une tirelire (oui, oui, un petit cochon!) à la fin de chaque journée. Comme la monnaie comprend des pièces de 1 $ et de 2 $, vous serez surpris de la somme que vous accumulerez en quelques semaines. Chaque mois, déposez cet argent dans un compte REER ou dans un CELI.

Retirer des sommes de son compte REER?
Vous pouvez être tenté de puiser dans le compte REER avant la retraite. Pour éviter cette tentation, pensez aux points suivants :

Tout retrait effectué de votre REER (sauf dans le cadre du REEP ou du RAP) s’ajoute à vos revenus aux fins d’impôt. La facture peut être élevée. À titre d’exemple, à un taux d’imposition de 40 %, un retrait de 5 000 $ vous coûtera 2 000 $ en impôt.

Tout retrait effectué aujourd’hui vous privera d’un montant beaucoup plus important qu’il n’y paraît à la retraite. À titre d’exemple, à un taux de rendement annuel moyen de 5 %, un retrait de 5 000 $ effectué aujourd’hui vous privera de 21 610 $ dans 30 ans. C’est un pensez-y bien !

Les sommes retirées du REER ne donnent pas droit à une nouvelle cotisation au REER à compter de l’année suivante. Les droits de cotisation sont donc perdus.

 

Peut-être aimeriez-vous aussi lire cette chronique : REER et CELI, une complémentarité qui sert les travailleurs