Sondage annuel 2019

04 novembre 2019

Plusieurs Québécois privilégient leur santé et leur qualité de vie à la retraite et envisagent de retirer leur rente avant 65 ans

Question Retraite a dévoilé les résultats de son grand sondage annuel, réalisé par SOM, en collaboration avec Retraite Québec. La collecte des données a eu lieu entre le 17 juin et le 16 juillet 2019 auprès de 1 603 travailleurs québécois âgés de 45 à 64 ans. La marge d’erreur est de 2,7 %.

L’âge idéal moyen pour prendre sa retraite, selon les Québécois visés par le sondage, serait de 61 ans  

Pour 87 % de la population cible, l’âge idéal pour prendre sa retraite se situerait à 65 ans ou avant. Selon ces personnes, l’âge idéal moyen pour prendre sa retraite serait de 61 ans. Pour plus d’une personne sur deux (52 %), la principale raison évoquée pour expliquer ce choix est l’envie de profiter pleinement de la retraite et d’être en santé pour le faire. En ce sens, le tiers des travailleurs visés aimeraient profiter du Régime de rentes du Québec avant 65 ans, même si cela implique des pénalités.

Un peu plus du tiers (35 %) des travailleurs de 45 à 64 ans ne croient pas pouvoir prendre leur retraite à leur âge idéal. Parmi eux, 56 % l’expliquent par un manque de moyens financiers.

Par ailleurs, il est encourageant de constater que plus de la moitié (52 %) des travailleurs visés ont commencé à épargner pour la retraite à l’âge de 30 ans ou moins. En incluant ceux qui ont commencé à l’âge de 40 ans ou moins, la proportion augmente à 76 %.

« Pour Question Retraite, ces résultats confirment l’importance de bien accompagner les Québécoises et les Québécois dans la planification de leur retraite, afin qu’ils en profitent à la hauteur de leurs ambitions. Les gens doivent bien comprendre que plus ils veulent prendre leur retraite tôt, plus ils devront compter sur leur épargne personnelle pour continuer à mener une vie stimulante », de déclarer Nathalie Bachand, Pl. Fin., présidente de Question Retraite.

Une vision de la retraite qui n’est pas toujours rose 

Ce désir affirmé de vouloir profiter pleinement de ses années à la retraite se reflète dans les termes que plusieurs choisissent pour la définir : liberté, bonheur, tranquillité d’esprit, etc. Malgré tout, environ un Québécois sur six (17 %) définit la retraite de façon négative. Des mots comme difficile, inquiétante, incertaine ou pauvreté y sont associés.

« Nous ne le répèterons jamais assez, la retraite, ça se prépare et ça se planifie, tant financièrement que psychologiquement. Une bonne planification aura assurément un effet bénéfique et diminuera les appréhensions négatives. Les gens doivent également réaliser qu’ils ne sont pas seuls et que plusieurs professionnels peuvent les aider à se donner les conditions gagnantes pour profiter pleinement de cette étape importante de la vie », d’ajouter Nathalie Bachand.